
L'alimentation ménagère aide à comprendre le bien-fondé du régime sur l'hygiène de vie de l'animal. Elle requiert du temps et un minimum de connaissances en nutrition, mais elle satisfait pleinement l'animal et agit efficacement sur certaines pathologies.


Notions générales
Certes plus contraignante qu'une alimentation industrielle toute prête, l'alimentation ménagère est en général préférée par l'animal car elle se rapproche de celle de son espèce à l'état sauvage. Elle présente aussi l'avantage d'obtenir de bons résultats sur certaines maladies chroniques telles que les maladies articulaires ou les maladies de peau.
Les besoins nutritionnels de l'animal varient en fonction de sa croissance mais aussi en fonction de certaines races, de la gestation, de l'allaitement, de certaines maladies ou encore d'allergies... On peut cependant constituer une ration ménagère de base en mélangeant quelques ingrédients simples qu'il n'est pas utile de varier si l'animal est en bonne santé.
Pour passer d'une alimentation industrielle à une alimentation ménagère, il est conseillé d'observer cinq à six jours de transition en diminuant progressivement le volume de croquettes ou de pâté puis en incorporant peu à peu la viande et ensuite des légumes. D'autre part, l'alternance alimentation industrielle/ménagère n'est pas recommandée. Bien dosés et bien distribués, ces deux types d'alimentation sont aussi complets l'un que l'autre mais l'animal peut préférer l'un des deux. C'est donc au maître de décider du contenu de la gamelle ; dans le cas contraire, le chien ou le chat peut provoquer un chantage affectif avec son maître.
Le chien
Ration ménagère de base : 1/3* de viande cuite ou bouillie, 1/3 de légumes verts et/ou rouges et 1/3 de riz très cuit. A cela, il faut ajouter des vitamines hydrosolubles (B) comme la levure de bière et des vitamines liposolubles (A, D, E, K) présentes dans les huiles 1ère pression à froid de colza, de tournesol ou encore de sésame (pas d'huile l'olive).
Le chien est assez facile à nourrir car en seulement trois jours, on peut constater s'il grossit ou s'il maigrit. Il s'agit donc de l'observer plus que d'écouter ses réclamations et d'adapter son alimentation en cas d'éventuels changements. Une ration ménagère peut être donnée en un ou deux repas. Dans le cas d'une prise unique, il faut retenir que l'animal dort après le repas, celui-ci sera donc programmé en fonction de la période de sommeil adaptée (diurne ou nocturne). Les deux repas quotidiens s'adressent le plus souvent aux chiens de grande race, mais ils présentent l'avantage pour tous les chiens, de limiter la dilatation de l'estomac. Il est alors préférable de les servir le matin et le soir plutôt que le midi et le soir.
* En général, 1/3 correspond à 1% du poids, mais cette donnée varie en fonction de l'énergie dépensée par l'animal. Par exemple, pour un chien de 10 kg, 1/3 est égal à 100 g.
Le chat
Dans la nature, les chats se nourrissent au quotidien d'une dizaine de petits mammifères comme les souris ou d'oiseaux ainsi que d'un peu d'herbe. Pour retrouver cette alimentation très riches en protéines dans sa gamelle, on peut lui servir 2/3 de viande rouge et 1/3 de légumes verts* auxquels on ajoute de la levure de bière.
Les chats sont des grignoteurs et apprécient donc de faire plusieurs petits repas au cours de la journée et même de la nuit. La nourriture peut donc être laissée en « libre-service » car ils savent réguler la quantité qu'ils ingèrent. Mais certains, comme les chats d'appartement, vont avoir tendance à se suralimenter plus par ennui que par faim. Il s'agit donc de ne pas complaire son chat dans la sédentarité et lui éviter l'obésité en lui servant sa ration quotidienne en deux repas fixes.
* 1/3 correspond à environ 20 g
Conseil
Vous n'avez pas le temps de préparer quotidiennement un repas ménager à votre animal ? Préparez un important volume que vous fractionnez en plusieurs portions, chacune d'entre elles sera rangée dans un sac plastique puis placée au congélateur ou bien 24 heures au réfrigérateur.
Ce qu'il ne faut pas donner
- matières grasses cuites
- gâteaux, sucreries, glaces, crèmes, chocolat
- pommes de terre, amidon (sauf riz blanc très cuit)
- pain
- charcuterie
- fromages fermentés
- choux/navets
- pommes (pour les chiens de petites races)
